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20 juin 2008
Le marché immobilier en tension ?
La question posée depuis plusieurs mois c’est aujourd’hui transformée en certitude. Mon diagnostic (que vous retrouverez dans divers posts sur ce blog) s’avère exact.
D’une part la « bulle » tant attendu n’a pas éclaté ; tout au plus, peut-on observer un ralentissement des ventes, considérer les prix globaux en baisse dans l’ancien (il était temps ; j’ai toujours écrit qu’ils étaient globalement trop forts) et en quasi stagnation dans le neuf.
Pour le neuf, deux raisons essentielles ;
ü Avec le report sine die de nouveaux programmes le stock (récent) tendra à se dégonfler progressivement au cours des mois à venir.
ü Les programmes en cours ont un coût incomprésibles ; les baisses s’effectuent à la marge (frais de notaires offerts, cuisine équipée…peu de chose au regard des principaux postes financiers d'une opération).
Deux flashs sur France Info http://www.france-info.com/spip.php?article150266&the...# confortent mon appréciation et illustrent cela :
- Le marché à Limoges a fait l’objet d’une envolée de programmes à caractère locatifs (loi de Robien) sur la foi d’un classement en zone B2 de cette sympathique citée qui reste (malheureusement) peu porteuse de développement. Les résultats sont criants ; des appartements inoccupés, bradés faute de demande réelle et des prix n’ayant peu de commune mesure avec la réalité locale du marché Reportage dans la région de Limoges Thibault Maisonneuve (1'14")
- Le marché de Bordeaux inversement reste soutenu ; cette agglomération en évolution économique constante reste en effet porteuse d’un marché pérenne. Les prix ne sont plus haussiers mais la demande locale existe avec l’arrivée de nouveaux ménages Exemple à Bordeaux, avec Béatrice Dugué (1'13")
De tout cela il reste à tirer trois enseignements ;
ü l’immobilier doit répondre à une demande durable et toute opération faiblement légitimée demeurera une source de pertes potentielles pour les investisseurs.
ü Les promoteurs qui ont « oubliés » les fondamentaux seront les plus touchés par la crise actuelle ; produire du logement sans marché reflète une absence d’honnêteté qui pourrait coûter cher.
ü Les « niches fiscales » et autres aides à la pierre ne doivent pas faire oublier que l’immobilier reste un investissement de long terme méritant attention et bon sens.
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Commentaires
Penses-tu donc que la "bulle" va éclater au regard de ce qu'il se passe ? Je ne vois pas comment il pourrait en être autrement, je ne connais rien qui ne traverse des cycles...
Philippe
Ecrit par : Philippe | 20 juin 2008
La théorie des cycles (cf. Kondratieff) s’applique à l’immobilier ; à l’intérieur d’une économie les sinusoïdales propre à chaque métier existent ; nous sommes en flexion, pas en chute.
Sur un marché mature, très faiblement innovant, et pour lequel l’offre globale reste trop largement inférieur à la demande peut on s’attendre à un écroulement de la courbe ?
Deux facteurs pourraient plaider vers cela :
1. Si les ménages atteignaient une totale désolvabilisation; mais pour encore longtemps ce n’est pas le cas ; les variables d’acquisition existent ; un premier achat en neuf représente en moyenne 70m2 et 5 année de revenus d’un couple (en région) ; demain il représentera éventuellement plus que 65m2 et 5.2 années de revenus pour tenir compte du 3éme élément majeur (le taux bancaire à la hausse)
2. Si les banques arrêtaient totalement les prêts aux ménages ; scénario improbable même si l’on sait, aujourd’hui, qu’elles formulent de nombreux refus afin de protéger leurs capacités déjà éprouvées par les subprimes. N’oublions pas l’interdépendance des banques nationales avec les principaux acteurs de l’immobilier…vouloir l’assainissement d’un marché pourquoi pas, souhaiter son extinction ce serait la perte de l’une des principales activités des banques.
Ecrit par : bil | 22 juin 2008
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