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03 septembre 2008
L’affaire CLAVIER en CORSE
Où est l’origine du « scandale » ?
La France reste une destination privilégiée du tourisme mondial. Dans une période où nos industriels fuient le pays en raison de la cherté de la main d’œuvre cette activité devient l’une des « niches » économiques que l’on ne pourra pas enlever à nos régions et qu’il importe de soutenir. Art, culture, paysage, tout milite pour un développement du secteur touristique en général et sur nos diverses îles en particulier.
Il ne reste plus beaucoup d'endroits encore préservés du béton sur nos côtes ; la Corse est un des joyaux à développer dans le respect des particularismes locaux.
Il va sans dire que le Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC) dont les travaux préparatoires viennent de se terminer, est sujet à controverses.
Ce plan fixe les objectifs du développement social, culturel et touristique de l'île ainsi que ceux de la préservation de son environnement. Ce plan a aussi comme objectif de "préciser les modalités d'application de la loi littoral compte tenu des objectifs et des particularités locales". L'enjeu de ce document est donc déterminant pour l'avenir de l'île.
Les orientations du projet sont claires: oui à l'économie du tourisme avec des concessions étudiées avec les élus locaux à la loi littoral (en attente d’une réforme ; voir sur ce même sujet http://immobileimmobulle.hautetfort.com/archive/2008/07/2... ).
Les grands axes restent, à ce jour, inchangés ;
- Absence d’utilisation de la bande des 100 mètres (souvent violée par les paillotes des locaux et autres aménagements temporaires…)
- L’application des articles L146-1 et suivants du code de l’urbanisme sujet à diverses interprétations avec principalement des notions ambigües sur la qualité d’un site et les notions d’espaces remarquables…la jurisprudence ayant des difficultés répétitives à solutionner ce sujet.
Cliquez sur le Padduc ; ce texte est disponible sur le site de la CTC (partie objectifs et partie orientations).
Le document reste très largement dans le déclamatoire, mais c'est sans doute aussi une résultante des contraintes. Il est cependant opposable aux tiers, ce qui laisse tout loisir aux Corses d’exprimer leurs exigences avant application.
Pourquoi la villa de Ch. Clavier ? La villa d’un personnage public, ami du Président de la République, dans un lotissement appartenant au président de l'assemblée de Corse et député UMP de Porto-Vecchio, Camille de Rocca Serra est la garantie d’une audience nationale. La cible était judicieuse. C’est réussi au-delà de toutes espérances.La photo permet d'apprécier une occupation gentillette que la presse a qualifié sans nuance d' assemblée de "révolutionnaire"....
Le droit est il bafoué ?
La propriété privée est sujet à protection. Je ne suis pas juriste mais cet élément constant semble ici faire l’objet de deux infractions ; le franchissement d’un lotissement privé et gardienné (comportant la villa de Mrs Rocca Serra et la villa de Mr Clavier) et le franchissement à l’intérieur de ce lotissement des enceintes privées des propriétaires (sans franchissement, semble t’il à l’intérieur des habitations et sans dégradation).
Tous les jours il est fait atteinte à ce droit. Par méconnaissance, par inattention, quelquefois par indiscipline et parfois par volonté de nuire. Pour connaître (de réputation) le tempérament Corse cette visite peut sembler maladroite ; elle mérite indulgence quant on connaît les réelles capacités des autochtones à faire reconnaître par la force leurs désirs.
Vous souhaitez découvrir le visage des « révolutionnaires » ; prenez le temps de visionner l’une d’elle sur FR3 et appréciez le profil rebelle de la porte parole des opposants : http://fr.youtube.com/watch?v=kjsBAmd56eo
Ceci ouvre diverses problématiques :
- Quand sera-t-il fait aménagement de la loi littoral et de ces divers textes interprétatifs ? De Bretagne au Pays Basque, de Corse ou du Roussillon les procès s’accumulent et retardent un aménagement cohérent de nos côtes. Le provisoire dure, les campings et autres activités se développent dans l’indifférence des autorités sur ces territoires ; il serait temps de mettre de l’ordre dans ces textes…
- Pourquoi M.Rocca-Serra, Président de l'Assemblée de Corse, Député, membre du bureau politique de l'UMP, (fils de Louis Ferdinand de ROCCA SERRA ancien Sénateur déchu par le conseil constitutionnel après condamnation et interdiction de ses droits civiques et petit fils de Camille Rocca Serra pétainiste convaincu frappé d’indignité nationale à la Libération) est-il maître d’ouvrage d’un lotissement sur la commune dont il a été l’élu direct (adjoint à la Mairie) ? N’y a-t-il pas ici conflit d’intérêt ?
- Et enfin pourquoi les Corses s’enflamment ils contre les acheteurs de parcelles à construire ? Elles sont cédées par des vieilles familles locales généralement à des holdings Corses (les professionnels continentaux ont abandonnés ce territoire aux locaux) ; ils leurs appartiendraient de régler ce sujet en amont auprès des vendeurs ; ces derniers semblent enclins à trahir leurs causes notamment en raison de pressions locales ….et des difficultés à espérer vivre en tranquillité sur des terres objet de tractations obscures parfois sous contraintes.
17:04 Publié dans Développement durable et HQE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : christian clavier, paducc, loi littoral, déclassement, urbanisme, rocca sera |
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