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18 novembre 2008

Opération 30 000 logements sociaux : YES WE CAN !

Au travers des réponses formalisées par les opérateurs sociaux dans la communication de leurs besoins auprès de la FNPC (Fédération des Promoteurs Constructeurs) nous avons une lecture inédite et particulièrement illustrative de la capacité de ces organismes (appelés communément mais de façon impropre HLM) à répondre aux besoins grandissants de ménages demandeurs de logements à loyers et budgets contraints sur l’ensemble du territoire.TBZFWCA4UV23TCA97MCNVCAXMT519CAE5162DCA05T23SCA071Z6KCA2HYVG2CAZMCKNICAV819UZCA5GF0I9CAXBIH4PCAIDD2PTCA2P6E0ZCAWSGCZ6CAWJD9XFCAW195VPCAOZSP13CAIJR23YCAF2R3RN.jpg

 

Ainsi, nous pouvons constater la dynamique dans les réponses de divers opérateurs tels que la filiale de la SNCF, ICF (plus de 1000 logements dont 300 en Midi Pyrénées), le groupe OPIEVO  (1200 logements), le groupe ALLIADE (1000 logements) et la SNI susceptible d’absorber à elle seule 10 000 logements sur la France dont 500 logements en Midi Pyrénées pour ne citer que quelques unes des réponses.

 

Les organismes Hlm ont toujours eu pour mission de loger tous ceux qui ont des difficultés à trouver un toit dans les conditions du marché. Tout en restant fidèles à leur mission originelle, ils doivent faire preuve d’adaptions aux nouveaux besoins. Ces besoins se traduisent dans les politiques nationales. Mais, de plus en plus, la décentralisation amène les collectivités territoriales à jouer un rôle accru en matière d’habitat ce qui permet, parait-il, d’identifier de plus en plus finement les besoins des habitants au niveau local.

Nous devons constater l’extrême timidité de quelques délégations qui semble ne pas éprouver d’intérêt à produire du logement. Ceci illustré en particulier par la réponse de l’USH Midi-Pyrénées qui exprime ces besoins dans la correspondance suivante : Appel à consultation national USH - Midi Pyrénées .

D’où il ressort que  36 adhérents régionaux positionnés sur un territoire de 8 départements et comportant une population de  2 800 000 habitants dont 1 133 000 habitants sur la seule aire urbaine de TOULOUSE sont susceptibles de contracter sur cette région un maximum de 150 logements (essentiellement des villas !) ce qui, ramené au nombre d’adhérents, représente un ambitieux programme de 4 logements par opérateurs ! .


Les évolutions économiques de Midi Pyrénées et la hausse des prix du logement entraînent une demande croissante de logements sociaux que quelques opérateurs nationaux savent apprécier (voir ci-dessus les demandes de structures de CNI et ICF).

 

Vous pourrez noter l’ambition de la délégation USH de Midi Pyrénées; les mêmes qui se plaignent de la reprise partielle des fonds inutilisés du livret A. Nous sommes vraiment là devant une incapacité à faire face à la vocation et aux statuts des opérateurs. Il s’agit d’une association d’établissements sociaux sans ambition et réduit à une simple gestion d’un existant vieillissant voir partiellement obsolète. Au pays des contrées boisées nous assistons à la quête du bolet sauvage dans des champs de champignons de culture. Bref, une absence de volonté réelle qui se traduit par une réponse risible dans son contenu quand l’on connaît l’état de la demande dans cette région constituée de secteurs en forte capacité de migration positive.

Il ne reste plus qu’à attendre les réponses des autres régions qui ne manqueront pas de faire l’objet d’appréciation dans ce blog mais également j’en ai la conviction de la part du Ministère du logement qui pourra constater l’état d’esprit d’un certain nombre d’opérateurs sociaux arcboutés contre l’obligation de mise en forme d’ objectifs quantitatifs de moyen terme (exercice s’avérant particulièrement explosif en raison des ambitions exprimées par leurs délégués). YES WE CAN !

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14 novembre 2008

Prêt relais : faire face avec sa banque

billetseurosi.jpgJe reçois peu de commentaires de particuliers sur mon blog. Le dernier est issu d’une personne totalement paniquée par la tournure des évènements récents et sa relation avec HSBC. L’on a parfois qu’une appréciation lointaine des angoisses réelles que vivent bien malgré eux les contractants d’un prêts relais.

 Si la Fédération française des banques a lancé la machine en publiant en ligne son guide pratique du crédit relais, ce sont désormais les actions individuelles des établissements bancaires qui sont massivement espérées par les détenteurs d'un prêt relais.

En contrepartie des 360 milliards d'euros mis à leur disposition, le gouvernement avait appelé les banques à engager tout un panel d'actions concernant notamment le déblocage du crédit et du crédit relais en particulier. Un crédit relais qui, en ces temps de crise, met à mal près de 30.000 ménages français (source Afub - association des usagers de banques).

 A noter la réaction du Crédit Foncier premier groupe bancaire à prendre des dispositions en ce sens...et a communiquer. Espérons que d’autres établissements vont très rapidemment suivre le mouvement.

Dans le cadre des « solutions personnalisées » que les banques se sont engagées à instaurer, le Crédit Foncier a donc annoncé hier sa volonté de rallonger la durée du crédit relais de 700 de ses clients. Une prolongation de six mois du prêt qui sera attribuée aux « clients dont le crédit relais arrive à échéance dans les trois mois et à un taux préférentiel correspondant au taux légal en vigueur (3,90%) ».

Le Crédit Foncier devrait coupler cette mesure à la proposition d'« un avis gratuit pour évaluer le bien aux conditions actuelles du marché ». Ce qui semble tardif (d’autres établissements ont commencés par exiger cette estimation avant de débloquer les prêts relais).

Pour les concernés je suggère d’anticiper et de réaliser 2 étapes préalables à la négociation :

·         Apprécier à son juste montant la valeur du bien porté en garantie du prêt relais. Les évaluations fantaisistes des agents immobiliers (qui parfois ont permis de conforter le dossier du prêteur) doivent être remises en cause avec objectivité ; les petits défauts d’hier sont aujourd’hui de gros freins à la vente. Il faut en tenir compte.

·         Ce juste prix doit être corroboré par une appréciation du montant locatif du même bien. Pour faire simple si votre bien vaut 100 000 € la valeur locative annuelle nette de frais de gestion doit s’inscrire entre 3800 à 4500 € (représentant une rentabilité de 3.80% à 4.50% l’an). Attention cet exercice demande de l’objectivité ;  il importe dans les deux cas de faire authentifier les valeurs par des professionnels susceptibles de prendre mandat de vente ou de location sur les montants annoncés.

·         Sur ces bases vous pouvez entrer en négociation avec votre banquier et choisir avec son aide la solution la plus pertinente :

o        Transformer le prêt relais en prêt long terme pour conserver le bien et le mettre en location. Selon le vieil adage boursier « ne pas vendre…c’est ne pas perdre ».Sur l’estimation des revenus locatifs votre banquier est en mesure de mettre en place un crédit nouveau. Ainsi dans mon exemple 100 000€ pouvant garantir 4500€ de revenus il est possible d’obtenir 80 000€ minimum de cette somme en long terme. Ainsi vous devenez bailleur et attendez des jours meilleurs pour une vente future. Classiquement vous reportez la vente à la fin du bail (9ans). D’autres aménagements sur la durée peuvent être réalisés avec les conseils d’un notaire.

o        Si votre bien avait une valeur estimée de 100 000€ il serait étonnant qu’aujourd’hui vous trouviez des agents susceptibles de vous proposer une vente supérieure à 90 000€. Vous n’avez rien perdu et les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. Simplement votre bien a une valeur moindre par rapport à l’estimation généreuse initiale. Votre prêteur voit sa garantie diminuée ; il importe de le rassurer et qu’il accepte de compléter partiellement le prêt initial afin de faire diminuer d’autant le montant du prêt relais. Ainsi si l’on transforme 20% du prêt relais initial en prêt long terme l’on augmente la sureté du banquier sur le bien à vendre et la capacité de négociation. Reste à trouver le client pour le bon prix.

o       Dernière possibilité la prolongation de la durée ; attention cependant les prêts relais sont coûteux et cela ne vous exonère pas des angoisses qui vont s’amplifier au fil des mois à venir. Vendre en tension c’est souvent vendre à perte en raison des fragilités resenties lors de la négociation. Par ailleurs une prolongation de 6 mois se traduit par une remise en vente limité à 4 mois (pour tenir compte de la période de réflexion et de montage généralement accordée à l’acquéreur.Sous réserve que ce dernier trouve un financement....


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04 novembre 2008

HQE

 3 petites lettres pour une GRANDE idée !

 

Il est temps pour moi de changer de registre. Aujourd’hui l’immobilier est légèrement dépressif…alors préparons l’avenir ! Ce n’est pas la première fois que ce blog s’intéresse aux économies d’énergies dans les logements. Ce n’est pas un sujet « vendeur » et mes statistiques de lecture seront en flexion avec ce qui suit. Tant pis il y a des sujets qui me tiennent à cœur.

 Il est toujours surprenant de voir des ménages en situation d’achat concentrer leurs attentions sur un taux d’intérêt en hausse d’un ½ point et négligeant totalement de porter un seul regard sur le diagnostic thermique que devrait leur présenter l’agent immobilier (pour mémoire). Le coût du chauffage, de l’eau chaude sanitaire, de l’équipement électrique ? On verra plus tard ! C’est un peu comme acheter un véhicule sans notion de consommation… Il est loin le temps ou l’on choisissait une belle américaine pour ses chromes et le ronflement d’un 12 cylindres en V !

 

Une expérience particulièrement intéressante est en cours de réalisation. Un centre de formation AFPA de la respace-presse.jpgégion francilienne ouvre un chantier de rénovation d’un pavillon de 85 m2. Nous sommes ici dans le concret ; une éco construction avec un budget et des choix concrets en terme de mise en œuvre. Le coût des travaux est (sous)estimé à 33 200 euros (certainement en raison de caractère expérimental du programme et de « l’oubli » du poste main d’œuvre…). Mais le but est louable ; diviser la facture énergétique par 2 (chauffage, eau chaude, sanitaire) sur un pavillon standard de nos banlieues.  Estimée à 1241 euros / an les responsables souhaitent obtenir une facture énergétique de 550 euros / an. Globalement cela représente un petit mois de loyers ; c’est concret. Je souhaite pleine réussite à cette initiative tout en regrettant que les coûts ne correspondent pas à la valeur marchande du programme de réhabilitation. Il importe de former des équipes techniques à ce type de travaux et les responsables de cet établissement sont au cœur des préoccupations actuelles !

Voici le site officiel , profitez en pour faire un diagnostic thermique de votre logement actuel ; si vous souhaitez diminuer vos factures vous aurez la possibilité de prolonger avec des solutions techniques simulées et commentées.

 

08:44 Publié dans Développement durable et HQE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coût d'exploitation, pavillon, thermique, usage, hqe, afpa | |  del.icio.us |

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03 novembre 2008

CREDIT AGRICOLE : la banque des prêts à 17,50% !

 

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 L'état ne fait pas de cadeaux; les banques également ! Les trois milliards de prêt du plan de soutien à l'économie ont été accordés par l' Etat avec un taux de 8% environ. Il s'agit du taux de l'OAT + 400 points, autrement dit + 4% de couverture sur le taux  interbancaire classique.

En fait, l’Etat fait payer aux six banques bénéficiaires du plan de soutien de l’économie le risque financier que représentent les prêts qui leurs sont alloués rien de plus logique dans une économie de marché où les prises de risque ont un coût… proportionnel au risque. Bref, la banque de l’agriculture et des paysans au bon sens légendaire (on l’aurait presque oublié) est en grande difficulté. Il accepte sans rechigner un prêt d’état à 8% et ne peut décemment en contrepartie prêter à 5% aux entreprises et aux particuliers. Il le prouve par une réactivité exemplaire en proposant à grands frais publicitaire une carte de paiement permettant aux futurs porteurs de consommer au-delà de ses moyens immédiats à 17.50% ! (vous avez bien lu 17.50%)

Notre Président et son équipe ont fait preuve d’une grande naïveté en favorisant un prêt à un taux élevé sans prise de contrôle des établissements. En effet le passage par une recapitalisation était nécessaire mais pas suffisant. Les Préfets sont officiellement investis d’une mission de contrôle sur leur territoire. Auront-ils les moyens d’établir la pression nécessaire ? Certainement pas. Aujourd’hui FILLON promet des réactions de coercitions…même musique d’ascenseur. Un son uniforme garantissant l’endormissement des utilisateurs pendant la durée du parcours.

Alors, chers amis. Au niveau de vos PME et au niveau de vos emprunts personnels ne vous attendez pas à de forts bouleversements. La relation avec votre banquier ne s’améliorera pas vraiment. Il vous incitera à des découverts de court terme forcément plus coûteux et moins engageant dans le temps avec des garanties lourdes (hypothèque, caution etc…). Avez-vous le choix ? Clairement non car les pactes de non agressivité fonctionnent toujours entre les principaux établissements financiers et ce n’est pas dans la période actuelle qu’ils s’effaceront au profit de l’entreprise et de l’investisseur.

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