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23 janvier 2009
Crise de l’immobilier, certainement ; crise du crédit, à coup sûr !
Notre pays a-t-il trop de logements ? A cette question et sans vouloir rentrer dans les chiffres l’on peut répondre non. En effet avec la natalité de ce pays (la plus élevée d’Europe), complété par les migrations et l’éclatement des couples (qui double les besoins en logement des familles), les besoins sont criants ! Il est nécessaire de produire environ 550 000 logements neufs par an en moyenne pour résorber le déficit et ceci sur les 5 années à venir. Excepté en 2007 les chiffres de production sont sensiblement inférieurs. Ils se tassent aujourd’hui à un niveau historiquement bas avec 350 000 logements en construction en 2008 et certainement moins en 2009 (a priori 300 000 logements serait un exploit). Ainsi le déficit s’élargit laissant les Français habiter des logements anciens, souvent de mauvaises qualités et parfois au profit de marchands de sommeil et autres opportunistes (je pense notamment à l’évolution des campings à proximité des villes et des toujours plus nombreuses zones de campements plus ou moins sauvages).
Le gouvernement a souhaité donner un coup de pouce au marché immobilier neuf afin de stabiliser les effectifs du bâtiment en partie en effectuant un transfert à prix cassés d’opérations privées vers les acteurs sociaux. Le résultat sera connu dans les prochains jours ; il semblerait que cette action permette, au final, de sauver environ 20 000 logements neufs soit un peu plus de 6 % du marché prévisionnel de 2009. Il est à noter que les opérateurs sociaux sollicités n’ont pas tous eu le courage de relever le défi. Pour les plus entreprenants cette obligation nouvelle, implique un rythme de production exceptionnellement élevé.
Tout ceci ne peut faire oublier que les besoins réels sont très supérieurs et qu’il importera de trouver auprès du collectif et du social les moyens financiers d’augmenter à court terme cette production. Mission improbable notamment par l’absence de capacité financière suffisante.
Compte tenu des déficits de l’état, il importerait de favoriser le financement direct par les particuliers de ce qui représente encore aujourd’hui la première préoccupation des Français. Mais là personne n’est prêt à faire les efforts nécessaires. Les banques sont exsangues et ne souhaitent plus financer à 100% les projets en raison notamment de l’absence de confiance sur le moyen terme et les particuliers ne peuvent répondre aux nouvelles exigences des prêteurs qui souhaitent un minimum de 15 à 20% d’apport.
Une solution existe ; il suffit de vouloir !
Un homme en bonne santé est un malade potentiel. C’est avec ce type de logique que l’immobilier est en crise en France. Soyons clair. Les banques diagnostiquent le danger déflationniste comme réel et ne prêtent qu’aux particuliers susceptibles de couvrir totalement ce risque par un apport personnel de 15 à 20%.
Hors circuit social (le Pass Foncier) la TVA sur les logements neufs est à 19.60% ; Mme BOUTIN avait émis le désir de voir temporairement la TVA ramenée à 5.50% pour l’ensemble du marché neuf ,mais, comme d’habitude, sa voix n’a pas porté au-delà du cercle de ces conseillés.Bercy ayant déjà trop de difficulté à faire admettre par la communauté européenne la modification du taux pour la restauration.
Il suffirait de créer pour l’ensemble des acquéreurs (sans distinction) un report de 10 ans du différentiel entre la TVA à caractère social à 5.5% et la TVA à 19.60% pour qu’une partie du problème soit résolu sans que Bercy soit fragilisé (la dette ainsi constitué s’inscrivant différemment dans les comptes de l’état en différé de TVA).
Ce report de TVA constituant un crédit de la collectivité au particulier pourrait être « estimé » comme le PTZ (prêt à taux zéro) comme faisant partie des quasis fonds propres de ce dernier (avec engagement de remboursement au terme des 10 ans ou en cas de revente) Les banques retrouveraient ainsi les critères prudentiels qu’elles souhaitent voir appliqués aux prêts des particuliers. La durée de reprise de ce différentiel constituant un crédit gratuit de 15% sur les 10 premières années.
Naturellement il appartient aux cerveaux de nos ministère de border ce schéma. Ne sont ils pas là pour cela ?
Ainsi l’état appliquerait directement auprès des particuliers investisseurs les garanties qu’il a mis en place sans succès auprès des intermédiaires financiers. Une manière directe d’apporter aux plus entreprenants des particuliers une caution temporaire de qualité que les banques ne sont pus en mesure de répercuter à ce jour.
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21 janvier 2009
Urbanisme : des décrets…tardifs et ubuesques
Notre gouvernement est sous pression. Le parlement n’en parlons pas vous connaissez tous les derniers heurts de l’assemblée. Il faut cependant noter que les efforts pour trouver des solutions à la crise sont menés. La plupart des modifications en cours ne sont que des rattrapages à des situations kafkaïennes.
Un exemple. Si après maintes difficultés vous détenez enfin un permis de construire en bonne et due forme il importe que les travaux démarrent avant le terme de la seconde année de délivrance ; à titre dérogatoire vous pouvez éventuellement demander une prorogation d’une année si vos travaux n’ont pas démarrés dans les délais. Toutefois sachez qu’en cas de modification des règles d’urbanismes afférents à la zone concernée par votre permis de construire cette prorogation peut vous être refusée car elle n’est en aucune façon un droit acquis…rendant, éventuellement, totalement impossible la réalisation de l’opération dans les conditions initiales. Vous pouvez donc être amenés à déposer un nouveau permis de construire (coûteux)…qui subira une instruction toute aussi longue et critique que l’instruction antérieure (avec des obligations nouvelles qu’il importera de suivre scrupuleusement).
La modification à cette procédure, maintes fois demandées, est enfin obtenue.
Au terme du décret n° 2008-1353 du 19 décembre 2008, paru au Journal officiel du 20 décembre 2008, le délai de validité des permis de construire, d’aménager ou de démolir et des décisions de non-opposition à une déclaration préalable est porté à 3 ans, au lieu de 2 ans. Ainsi, tous les permis de construire actuellement en voie d’extinction voient leur durée de validité prorogée d’un an. Ouf !
Cette mesure est mise en œuvre jusqu’au 31 décembre 2010, « de façon à faciliter la reprise de l’activité de construction », selon le ministère du Logement et de la ville. Cette mesure d’assouplissement temporaire des contraintes liées au droit de l’urbanisme avait été annoncée dans le cadre du plan de relance annoncé par le président de la république Nicolas Sarkozy il y a quelques semaines. Le mot temporaire est important ; les juristes des ministères n’ont, en effet, pas souhaité que ce décret constitue une liberté nouvelle…
Reste à apprécier les éventuels effets rétroactifs. En effet, de nombreux PC ont été perdus au dernier trimestre 2008 ; l’absence d’effet rétroactif pourrait entraîner quelques déconvenues chez des confrères maladroits. Il importe de « faire vivre » son permis et conserver la relation avec l’instructeur afin d’éviter, à moyen terme, des situations illégales.
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19 janvier 2009
Achat de foncier par temps de crise : je me marre !
Ma situation est préoccupante ; voilà 16 mois que je n’ai plus signé de PUV (promesse de vente) ! Habitué à participer durant de longues années aux comités d’engagement de grands groupes immobiliers j’avais, comme beaucoup de mes confrêres, pris la (mauvaise?) habitude d’engager nos sociétés sur de nombreux fonciers afin de répondre à une demande de logement de plus en plus inflationniste. Ce n’est plus le cas. Deux motifs à cela ; d’une part étant aujourd’hui à mon compte mes moyens sont limités mais surtout mes décisions s’effectuent sur des bases forcément prudentielles. Je vis donc un grand paradoxe avec des sollicitations nombreuses sur des « opportunités » présentées par mes fidèles apporteurs et des difficultés à « faire tourner » les bilans prévisionnels. Sans équilibre financier et sans garantie d’une sortie à moyen terme le promoteur (quelque peu madré que je suis) refuse la réalisation d’opérations nouvelles préférant entretenir une certaine oisiveté…dans l’attente de jours meilleurs.
Au regard d’un prix de vente en légère flexion, d’un coût travaux en hausse pour tenir compte des obligations nouvelles (normes handicapés, RT 2012…) et des hausses des taxes (archéologie préventive par exemple…) il est vital pour l'opérateur d’acquérir du foncier à des prix raisonnables.
Ainsi, la raison centrale de mon attentisme est la valeur du foncier ; denrée rare dans ce pays et l’on rencontre régulièrement des propriétaires qui persistent à proposer des m2 de parcelles foncières d’OGM au prix du caviar Beluga ! S’en suit des transactions sans fin…avec des arguties maintes fois renouvelées sur tel « établissement bancaire » particulièrement interressé mais qui tarderait à signer .
Jusqu’à présent mon éducation m’interdisait d’éclater de rire. Mais aujourd’hui le rire est mon meilleur traitement face à la naïveté répétitive des vendeurs ! J’imagine la visite passée d’un salarié en charge de recherche foncière pour tel ou tel promoteur national usant de toujours les même arguments éculés concernant la filiation de « son » groupe avec la banque X ou Y. Les temps sont durs et personnes n’a eu le courage au sein de sa structure de lui expliquer qu’il était inutile de persévérer car il n’y avait plus d’achat foncier en prévision…et surtout (très grave) plus de légitimité dans sa fonction par ces temps de crise où les stocks enflent !
Alors les quiproquos sont entretenus ; une belle carte de visite légèrement jaunie au coin d’un buffet avec le sigle distinct d’une banque notoirement connue (pour avoir été récemment « plombée ») en apporte très souvent un début de preuve…Mais le mal est fait. Le vendeur, âpre au gain, persiste dans son erreur conforté en cela par quelques intermédiaires qui entretiennent maladroitement l’espoir.
Afin de m’assurer de la pertinence de mes refus sur ces derniers mois j’ai pris le temps de faire le tour des nombreux fonciers ayant fait l’objet d’amorce de négociations ; aucun n’a trouvé preneur ! Je n’en tire pas de fierté personnelle car, à la vérité, je regrette de n’avoir pas trouvé les arguments permettant aux propriétaires de retrouver la raison…Toutefois je ne perds pas espoir et entretien avec régularité les meilleurs rapports avec ces entêtés…car, au fil des mois leurs certitudes s’effilochera et pour quelques uns il sera temps de réaliser quelques actifs. Car selon le sage c'est toujours l'impatience de gagner qui fait perdre. Il suffit donc d'avoir le temps d'attendre et d'en profiter pour rire.
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13 janvier 2009
Le retour à la raison dans l’immobilier !
Les dernières publications de la FNAIM mais également de la FNPC et du CFF font quelques efforts de modération et de nuance dans leurs appréciations ; malheureusement la presse toujours avide de sensationnel n’en tient pas compte.
Nous avons eu des avalanches de pourcentage en 2008…et de nombreuses confusions dans le grand public (et parfois chez les journalistes) sur les chiffres et leurs significations.
Des exemples ? Une baisse de 30% des transactions devient pour quelques uns une flexion de 30% des prix ! (et ce n’est qu’un exemple…) vous trouverez régulièrement cela chez quelques bloggeurs cracheurs de page au mètre.
Il faut raison garder ! Les besoins existent et il faudra y répondre dans les prochains mois.
Je vous propose de faire un état des lieux au seuil de cette nouvelle année.
Le marché de l’ancien tout d’abord ; il a subi une légère flexion en valeur sur l’année 2008 avec en particulier une baisse brutale des prix au 4éme trimestre liée essentiellement à l’arrêt des transactions d’une part mais surtout au recul des engagements d’emprunt d’autre part. Pas de financement égale absence de vente ; c’est simplissime!
Par ailleurs pour beaucoup de candidats l’apport initial est lié à la mise en place d’un crédit relais (pratiquement impossible à réaliser dans la période) ou à la réalisation d’actif boursier (avec des conditions de ventes des actifs suicidaires dans une période où le CAC a perdu 42% et les SICAV plus encore).
Pour le neuf, l’arrêt a été plus brutal. Les promoteurs ont mis un terme à leurs développements. Les primo accédants sont pour une longue période encore négligés par un ministère du logement faiblement mobilisé pour répondre avec conviction et volontarisme à la croissance des besoins. Une TVA à 19.60% sur le neuf, des exigences urbanistiques et technique croissante et inadaptés aux besoins réels imposent à l’acquéreur potentiel des prix trop élevés sur des logements qui hélas ne répondent que très partiellement à la demande (généralement éloignés des bassins d’emploi et des cœurs urbains et d’exigences techniques inflationnistes avec les normes handicapés et HQE).
La part des investisseurs dans le neuf ayant, par ailleurs, à subir les errements de promoteurs dans des secteurs faiblement porteurs et des engagements à des taux bancaires trop élevés qui amenuisent la rentabilité attendue. En résumé un stock de logements neufs en hausse en raison des prix et surtout des faibles adaptations à la demande réelle et des opérations futures totalement abandonnées afin d’arrêter les erreurs d’un passé proche.
Alors, quelles sont les perspectives en 2009 ?
Les hypothèses vont bon train…et quelques voies s’ouvrent à l’espoir des plus pugnaces d’entres nous…
Le marché peut retrouver quelques couleurs dans la double hypothèse où les taux subissent une flexion (ils en prennent le chemin) et ou (enfin) les principales banques accordent sans barguigner des prêts. Attention il ne s’agit pas d’une reprise franche mais d’une légère amélioration sur quelques segments de marché étroits et parfaitement identifiés.
Tout d’abord les biens d’excellente qualité (ne présentant aucun défaut technique majeur) et d’exception (la qualité + l’emplacement) seront, comme par le passé, apprécié et chassé par une clientèle opportuniste capable de mobiliser les fonds nécessaires.
En second lieu les produits de seconde gamme neufs et anciens sensiblement « cassés » de 15 à 25% par rapport aux prix moyens de 2007 ; un marché d’opportunités répondant aux critères d’urgences des uns et des disponibilités financière des autres…rien de plus !
En dernier lieu, pour le neuf, l’arrivé de programmes lowcost pourrait voir le jour ; seul les organismes sociaux et les sociétés anonymes coopératives d'intérêt collectif pour l'accession à la propriété (SACICAP) sont en mesure de répondre à cette demande…en raison notamment de leurs faibles engagements et de l’avantage que procure une TVA « sociale » à 5.5% qu’ils sont en mesure d’obtenir via le Pass Foncier. Mais ont-ils réellement l’ambition de forcer sur les volumes ? Au vu des capacités actuelles de ces établissements ce n’est pas gagné…et les promoteurs privés sont malheureusement englués dans leurs programmes pour ne pas répondre immédiatement à cette demande.
Alors doit-on conserver le pessimisme qui sied à la majorité de nos contemporains ? Oui et Non. Oui si l’on considère que la destruction des emplois va éloigner durablement une partie de la clientèle potentielle mais non si l’on considère que cette clientèle doit être fatalement logée et qu’elle alimentera encore pour longtemps le marché locatif .
Le problème dans son ensemble reste de trouver suffisamment de logements pour donner à chacun un toit répondant aux attentes légitimes des familles. Le droit au logement est au prix d’une réalisation de nouveaux logements répondant en tout point aux besoins en évolution des Français.
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01 janvier 2009
Mes 9 voeux...neufs
9 comme: un regard 9
9 comme la preuve par 9
9 comme: un pont 9
9 comme l'an 9
9 comme un sous 9
9 comme du sang 9
9 comme 2009
Bref souhaitons nous en cette période de crise beaucoup de 9...
...et que vos projets les plus vieux se réalisent enfin!
A très bientôt pour d'autres billets...ce blog ferme pour une dizaine de jours
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