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31 mai 2009
Le plombier : ennemi public !
Nous avons eu le plombier polonais. Souvenez-vous ce bel athlète au service de l’Europe…présenté par le Commissaire F. Bolkestein, en 2005
Nous avons aujourd’hui le plombier violeur. La cause est juste mais les créatifs semblent singulièrement manquer d’habileté voire de réalisme dans leurs spots TV.
voir ici: http://www.youtube.com/watch?v=lMRU36X0EEg
Les plombiers possèdent aujourd’hui des compétences reconnues. Pour une réalisation conforme aux exigences des fabricants et des maîtres d’ouvrage, ils doivent maîtriser des domaines techniques larges et variés tels que naturellement la plomberie et le chauffage mais également l’électricité et la régulation appliqués aux spécificités des systèmes de plus en plus sophistiqués.
Leurs compétences évoluent très sensiblement grâce notamment au développement durable dans le neuf et à la mise à niveau d’installations de chauffage et sanitaire totalement obsolètes dans la rénovation.
A cela s’ajoute les marchés émergeants ; les installateurs (et mainteneurs) en systèmes solaires thermiques et photovoltaïques ont des opportunités d’évolution professionnelle insoupçonnée du grand public.
Les plans de carrière dans cette profession sont réels et certainement peu comparable aux faibles débouchés d’une formation post-bac qu’offre nos universités (trop souvent en grève).
Au niveau européen, le nombre actuel d’emploi du seul segment des énergies renouvelables est estimé à 200 000 personnes, et devrait être porté en 2010 à plus d’un million de salariés pour répondre à la demande.
Alors stigmatisé le plombier réparateur dans un spot contestable (sur sa forme) est une grave erreur. Reconnaissons que le viol est une cause nationale et qu’il importe d’en parler. Reconnaissons également que l’emploi n’est pas une cause moins noble et, qu’au vu des gisements d’emplois des professions de la maintenance (plomberie mais également électricité) il serait judicieux d’apporter un regard nettement plus positif sur la plomberie...avec, pourquoi pas, Clara Morgane en salopette afin d'effacer une autre idée reçue; il n'y a pas que des hommes dans la profession de plombier!
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27 mai 2009
Prix de l’immobilier : la FNAIM a encore frappée !
La FNAIM produit une statistique qui tendrait à démonter que l’immobilier ancien a subi une hausse de prix au cours du mois d’avril (+3%).
Je n’avais pas relayé cette info car elle me paraissait quelque peu puérile .
Doit-on considérer cette information comme le frémissement d’un retournement du marché ?
D’une part il importe de distinguer trois éléments complémentaires et qui, trop souvent, font l’objet de confusion ou d’analyse partielle.
- Les prix. Le chiffre d’avril communiqué par la FNAIM porte sur cet élément. Il indique seulement que sur la (faible) quantité de transaction les ventes se sont conclues, dans l’ ensemble, sans de fortes négociations. Il est indispensable de compléter cette information par le chiffre de la variation annuelle (-5.7%).
- Le volume. Ici est le véritable sujet d’inquiétude car le nombre de transactions est en baisse constante sur le marché de l’ancien. Pour mémoire, le recul sur l’exercice 2008 est annoncé a -20% à la FNAIM et a - 17 % (de 802 000 à 669 000 ventes) dans l’ancien par les notaires (Info du Monde ajouté ce jour à ce post: "la chute du nombre de logements vendus en Ile-de-France, au cours du premier trimestre, est sévère : - 42 %, avec 22 980 ventes enregistrées contre 39 580 l'an passé")
- Le montant moyen de transaction. Sur ce point, le manque de transparence est total. Seuls les actes notariés (et les perceptions des droits d’enregistrement) permettrons d’apprécier ce paramètre non négligeable. Nous avons cependant une indication par le montant moyen des prêts qui, en 2008, s’élève à 150 212 euros contre 153 000 euros en 2007…gageons que la baisse des taux favorise une légère progression du montant emprunté en 2009 (peu significative).
Aborder l’un de ces paramètres en négligeant les deux autres (c’est le cas de la FNAIM) est dangereux.
Je m’en explique.
- Apprécier la hausse du prix au m2 sans tenir compte du montant moyen de transaction permet de considérer qu’un studio (placement de père de famille en période de crise) aurait une valeur au m2 comparable à un T5 de 160m2. Tout professionnel sait qu’un petit logement subi une surévaluation en raison de la « modestie relative » des sommes en jeu.
- Apprécier la hausse du prix sans tenir compte du volume des transactions consiste à masquer l’étroitesse de la demande solvable qui se dirige tout naturellement sur les meilleurs produits du marché (ceux qui ne font l’objet d’aucun défaut sont généralement peu négociables).
Sur l’ancien, ce qui apparaît aujourd’hui c’est la modification générale du marché avec une structure « en sablier » que connaît tout marché en période récessive.
Par comparaison, si nous prenons le marché automobile nous pouvons observer qu’il est actif sur le segment bas (grâce aux aides de l’état et aux efforts des constructeurs) et sur les segments confidentiels du très hauts de gamme où l’acquéreur reste présent ; les modèles intermédiaires -le ventre du marché- sont à l’agonie.
Nous assistons à une segmentation comparable dans le logement ancien. Une clientèle solvable à la recherche du « petit placement» complété d’une clientèle de primo accédant séduite par les aides de l’état (double taux zero) en base et une clientèle confidentielle haut de gamme à l’affût d’une « belle opportunité » c'est-à-dire d’un produit idéal dans ses constituants et son emplacement. Au milieu le marché reste étouffé avec très peu de transactions.
Dans le neuf la situation est proche avec un marché social soutenu (Pass Foncier, PSLA, double taux zéro…) et une loi Scellier qui favorise dans un premier temps le placement défiscalisant sur des petits logements (T1 et T2) en collectifs aux dépens de l’accession familiale pour les couches sociales intermédiaires en paralysie faute de prêts relais.
La différence entre le marché de l'ancien et du neuf proviendra de la relative flexion des stocks du second qui attenue les risque de variations des prix à la baisse pour les mois à venir.
Le discours de la FNAIM est contre productif. Plus l'ajustement sera tardif, plus il retarde la reprise. Il vaut mieux (faire) céder 10 à 15 % du prix (comme aux USA) et voir les volumes de ventes évoluer favorablement que d’attendre une plus forte baisse des taux ou une très hypothétique croissance du pouvoir d’achat. Encore faudrait-il que les agents immobiliers (adhérents à la FNAIM notamment mais les autres aussi) arrêtent de raconter n'importe quoi dans la presse pour collectionner les mandats de vente.
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25 mai 2009
L’art rend fou ; St Cyprien peut témoigner
Voilà plus de 20 années que cette citée balnéaire était dirigée par un notable local J. Bouille. Un homme de goût apparemment qui savait ce que peut représenter une pièce de collection dans un salon.
A ce titre, il a toute ma compassion…même si personnellement je reste hermétique aux nombreuses toiles d’Utrillo sur Montmartre il faut rendre hommage aux esthètes et à leurs goûts, parfois immodérés, pour les œuvres d’art.
Mais n’est pas Y. Saint Laurent ou P. Bergé qui veut. L’un de mes amis antiquaire spécialisé dans l’art du XXème siècle (il se reconnaîtra) a eu ce trait d’humour à l’encontre d’un récent visiteur de sa galerie : « il a beaucoup, beaucoup de goût….mais très mauvais ». C’est le point central de mon sujet; le mauvais goût domine et nous accumulons les exemples avec cet évènement.
Je ne reviendrais que très brièvement sur le mauvais goût de cet élu qui a préféré le jugement de l’au-delà à celui des hommes simplement pour signaler à ses complices (il y en aurait plus d'un) qu’il aurait été moins dispendieux et de meilleur goût pour la commune d’avoir une politique d’acquisition de peintres et sculpteurs contemporains "en devenir" que d’accompagner le premier magistrat de la ville dans ses fièvres acheteuses des « majeurs » que sont Giacometti, Utrillo ou Picasso.
Je peux également évoquer le mauvais goût de ces amis politiques qui, pour des motifs d’intérêts ont su fermer les yeux pendant de nombreuses années et ont rapidement tourné le dos à cet homme dès sa mise en examen*.
Je ne peux non plus accabler un procureur qui a eu le mauvais goût de persister dans une détention provisoire longue et humiliante de cet élu considérant que la subornation de témoins pouvait persister au point de neutraliser l’enquête de Trac fin.
Et enfin je persiste à considérer l’absence de limitation aux mandats dans le temps des premiers magistrats de nos cités comme le pire du mauvais goût démocratique qui fait de nos élus des rois nègres en puissance dès le second mandat.
Il semblerait que St Cyprien ait eu à connaître d'un PLU contestable....au profit de quelques bâtisseurs aux gouts tout aussi contestables à qui il était demandé "des donations" en oeuvre d'art. Vous noterez au passage qu'il est rare qu'un promoteur ne soit pas impliqué dans les affaires douteuses d'une cité...reste à trancher qui est le corrupteur et le corrompu. J'y reviendrais.
*S’agissant du groupe UMP je n’aurais pas, à mon tour, le mauvais goût d’ignorer ici des attitudes similaires du PS à l’égard de J. Dray qui semble avoir « quelque part » une addiction comparable (mais à l’horlogerie Suisse).
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20 mai 2009
La filière bois enfin soutenue !
Mes fidèles lecteurs (je pense à ma concierge et aux quelques curieux qui me font l’honneur d’une visite) ont pu noter mon indignation devant l’état de la forêt des Landes (post du 11 mai 2009 "Un pont dans les Landes ").
Quelle ne fut pas ma surprise de voir le dernier déplacement de N. Sarkozy axé sur « un plan bois » qu’il souhaite puissant avec la création d’un fonds stratégique de 100 millions d’euros à terme…mais limité à 20 millions à ce jour.
Je ne polémiquerais pas sur les « saupoudrages » réguliers qui contribuent à creuser encore plus notre dette ; je ne crois pas en cette stratégie de la subvention qui généralement ne profite qu’à quelques malins plus habiles pour percevoir ces aides qu’à véritablement remplir des fonctions créatrice de développement et d’emplois.
En revanche dans la présentation qu’en a faite le chef du gouvernement deux éléments ont plus particulièrement attiré mon regard :
- La création d’un seuil minimum d'utilisation du bois pour la réalisation de nouveaux logements ; une mesure simple qui devrait « booster » la filière (pour peu que l’on impose une meilleure traçabilité du bois importé et que l’on privilégie l’utilisation de bois européens afin d’éviter les importations d’essence exotique).
- Nicolas Sarkozy a également annoncé qu’il ne serait plus nécessaire d’avoir recours à un dépôt de permis de construire pour les isolations extérieures en bois ; je vois mal la réaction du club des psychorigides (en particulier les Architectes des Bâtiments de France et les instructeurs des DDE et agglomérations) dans ce qui reste quelque part un « discours de campagne »…
Il est grand temps que l’on valorise nos massifs forestiers et que l’on diminue dans la construction en général et l’habitat en particulier l’utilisation du béton issu du quasi-monopole des cimentiers.Rendons grace à cette initiative présidentielle et souhaitons qu'elle soit soutenue et amplifiée au niveau des régions concernées.
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18 mai 2009
L’ISF ; paradoxe Français (un de plus)
En 2008 près de 566 000 foyers (sur 33 millions de contribuables) ont payé l'impôt sur la fortune contre 456.856 en 2007, soit une augmentation de 7%. Le nombre de foyers assujettis à l'ISF n'a cessé d'augmenter depuis 2003, au point de quasiment doubler en cinq ans (+ 90,7%).
Une grande partie des « plus petits » assujettis devait cette charge fiscale nouvelle à une évaluation de leurs patrimoines immobiliers en particulier leurs résidences principales (les deux premières tranches représentent 88% des assujettis). C’est la flambée des prix immobilier qui permet à BERCY d’annoncer ce « score » en trompe l’œil. En effet en 2008, la collecte de l'ISF a rapporté 3,81 milliards d'euros à l'Etat contre 4,03 milliards en 2007, soit une baisse de 5,5% (a comparer à la hausse de 7% des assujettis).
Le sport favori des propriétaires est de minorer le plus visible de leurs biens et « d’oublier » ce qu’ils possèdent en complément…
Ainsi ce couple âgé qui cherche à céder leurs résidences principales (une villa mis en vente dans les agences à 1 350 000€) surpris d’apprendre qu’il serait judicieux d’établir une déclaration ISF (car la valeur nette de leur patrimoine est supérieure au seuil des 770 000 euros CQFD). Il s’agit dans leurs cas d’une méconnaissance totale de la loi et en cela ils appartiennent à la catégorie la plus exposée à cet impôt (dit de solidarité).
Cette loi, en effet, affecte prioritairement les moins renseignés des contribuables. Je n’évoquerais pas ici les ostréiculteurs retraités de l’île de Ré ou les maraîchers de l’arrière pays cannois (le bouclier fiscal joue aujourd’hui partiellement en leurs faveurs) mais plus simplement d’une grande partie des propriétaires parisiens qui détiennent un logement principal (ou des biens à la location) d’une surface globale de plus de 120m2. Ils sont nombreux dans ce cas et ils auront tôt ou tard à établir un déclaratif.
La flexion de l’immobilier : une opportunité à saisir.
Les moins touchés par cet impôt sont forcément les plus avertis et les mieux conseillés. Les foyers fortunés ont en effet bénéficiés de divers dispositifs de réduction d'impôts, mis en place par la loi Tepa, relative au travail, à l'emploi et au pouvoir d'achat, votée en août 2007 et en particulier les réductions d'ISF liées à l'investissement dans le capital de PME ; 73.249 foyers ont optés pour un investissement dans des PME, généralement via une holding bancaire (qui tarde à redistribuer ces placements…mais c’est une autre histoire).Les plus touchés ont appris à vivre cachés préférant expatrier leurs plaisirs (voitures,bijoux et bateaux) au pays du bling bling (Suisse,Luxembourg...et autres îles exotiques plus appropriées) ou favorisant les locations et leasings de "biens" de conforts.
Par ailleurs l'abattement sur la résidence principale est passé de 20 à 30% ; une manière de repousser la date d’entrée dans le club des « riches » pour une grande partie des "petits" propriétaires.
Cette année, il est opportun de profitez de la baisse des prix pour ajuster les valeurs déclarées ou pour reporter une année encore un déclaratif libérateur. Plus pertinent sur le long terme, il serait judicieux de profiter de cette flexion (toute relative) pour réaliser des montages protecteurs comme un démembrement par exemple. Les notaires sont là pour (vous) aider et (vous) conseiller ; la période relativement calme qu’ils traversent favorise les entretiens conseils et les actes à faible valeur ajoutée pour leurs officines.
Pour finir, voici donc les trois paradoxes de l’iSF ;
- Le premier est idéologique ; tous les pays scandinaves ont aboli l’ISF, l’Allemagne et même l’Espagne socialiste. Mais, parce qu’elle craint de payer dans les urnes la suppression de ce symbole, la droite française ne s’y est pas résolue préférant les voies transversales des abattements pour dons et investissements et les "boucliers" opportuns.
· Le second est financier ; plus il y aura d'assujettis et moins le rendement sera élevé en particulier grâce à l’optimisation des placements patrimoniaux dans un premiers temps au profit des plus avertis et par la suite par un nombre grandissant d'initiés.
· Le troisième est plus prospectif car l’ISF touchera d’année en année les classes intermédiaires (s’éloignant ainsi de sa cible initiale) provoquant les départs volontaires des plus aventuriers de nos concitoyens ; les créateurs de richesse d’entreprise issus généralement de ces couches sociales.
NB Les biens (immobiliers mais aussi les bijoux, meubles, véhicules, actions...) sont évalués à leur valeur vénale réelle, c’est-à-dire au prix auquel ils auraient pu être vendus le 1er janvier de l’année en cours. C’est au contribuable qu’il appartient de réaliser cette évaluation, par une comparaison avec des biens similaires, par une évaluation du revenu par capitalisation du loyer ou par réajustement d’une valeur antérieure. L’administration se réserve, quant à elle, le droit de rectification.
| Montant du patrimoine | Taux d’imposition |
| de 750 000 € à 1 200 000 € | 0,55% |
| de 1 200 000 € à 2 380 000 € | 0,75% |
| de 2 380 000 à 3 730 000 € | 1 % |
| de 3 730 000 à 7 140 000 € | 1,30 % |
| de 7 140 000 à 15 530 000 € | 1,65 % |
| à partir de 15 530 000 € | 1,8% |
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15 mai 2009
Le rugby : un lien universel
Ma passion pour ce sport est héréditaire. Originaire du Sud Ouest j’ai vécu des moments inoubliables dans les tribunes dès ma plus tendre enfance. Plus tard j’ai souhaité pratiqué avec une seule ambition devenir un N°9 irréprochable dans une équipe de 15 joueurs. Pour les profanes, il s’agit du demi de mêlée qui a la lourde tache de sortir les ballons des regroupements pour fournir le maximum de potentiels de réussite à son équipe. Si vous souhaitez en savoir plus Jean-B. Elissalde et Dimitri Yachvili deux 9 de talents en parlent là.
Aujourd’hui je me sers de cette expérience pour animer le jeu de mes coéquipiers dans mon quotidien. Je reste attaché au rugby et cela m’a amené à m’intéresser à un évènement sympathique le festival de Cannes le tournoi de Tanger. La promotion du ballon ovale au-delà des zones d’influences historiques est une nécessité pour accélérer le développement de ce sport et augmenter les passerelles culturelles. Au tournoi de Tanger l’on retrouve des équipes du Maroc, de Tunisie, d’Algérie mais également d’Ouganda et du Kenya qui font participer leurs délégations. Le « Tanger Seven » est une réelle opportunité pour ces équipes pour se mesurer à des grands joueurs de rugby. Malheureusement dans une période où notre calendrier rugbystique est particulièrement chargé en France c’est évènement est passé totalement inaperçu.
Pour cette occasion j’ai utilisé mon moteur de recherche préféré pour avoir quelques news du déroulé et suis tombé, par hasard, sur le site de Pierre Olivier CARLES un sympathique blogueur qui a pondu le post suivant TangerSeven - Du rugby à VII et des Enfants…Je suis particulièrement émerveillé devant la puissance de la toile qui permet d’établir un lien entre aficionados de Tanger à Biarritz, de l’Ouganda…aux States où semble résider pour quelques temps encore ce chef d’entreprise Français, amateur de Rugby. Au-delà du professionnalisme de son blog (clarté, lisibilité….) ses post m’ont touchés en particulier son regard distancié sur notre pays dans : La France est-elle à la dérive ? .
Naturellement je me suis attardé plus précisément sur la vision du logement aux states. Je cite : « Vous avez 50 000 $ (soit environ 35000 euros) devant vous ? C’est suffisant pour acheter une petite maisonnette dans un quartier pas très chic. Cette maisonnette tient plus du grand Mobil Home que de l’hôtel particulier, mais vous êtes chez vous…».
Voici une des différences fondamentales entre nos deux pays. La chute des prix des logements aux Etats-Unis est conséquente depuis fin 2007. Il ressort des indices US que la flexion sur les 12 derniers mois atteint 18% en glissement annuel. Les chiffres ont révélés de bonnes affaires à faire pour les acheteurs (solvables) qui voudraient profiter par ailleurs de taux financiers historiquement bas. Le prix médian des transactions a continué sa chute aux USA pour tomber à 165.400 dollars (120 000€). Notre prix médian en France s’établi autour de 180 000€. Les ventes à prix cassé (aux enchères, après une saisie, ou par un propriétaire en difficulté) représentent 40 à 45% des transactions, ce qui "tire vers le bas ce prix médian". Grace à cela les ventes de logements anciens sur le marché américain ont rebondi à partir de Février 2009 et les transactions repartent à la hausse.
Ma dernière discussion avec mon notaire (amateur de rugby également) portait précisément sur ce sujet : vaut-il mieux un marché à la baisse significative du prix (-18% aux USA) permettant aux ménages d’envisager une plus grande mobilité et des opportunités plus nombreuses ou des flexions des valeurs contenues (-4% en France) limitant singulièrement le marché et le nombre de transactions ?
Aux states le logement est un moyen, en France c’est une fin en soi. Avoir ici un logement est le rêve de toute une vie ; le posséder le manifeste d’une « réussite sociale » et le conserver souvent une obligation vis-à-vis de la famille. Avec cela nous restons attachés à la pierre au-delà du raisonnable prêt à rester ancré dans une région sans espoir économique pour la seule garantie d’un toit disponible.
Où est l’esprit de conquête de nos ancêtres Basques (grands rugbymen également) qui ont laissés leur « etchéa » aux plus fragiles de la famille et sont partis dès le 18éme siècle à la conquête du monde (57 000 aux USA et plus encore en Argentine, en Uruguay et au Chili).
A une époque ou le transport intercontinental est une formalité l’on peut rester étonné du peu de migration d’une partie des Français en attente d’un avenir meilleur vers des nations plus opportunes. J’incite les plus jeunes des actifs, très souvent formés au-delà du raisonnable, à quitter, pour un temps, notre vielle nation pour connaître des visions nouvelles qu’offrent l’expatriation. Mon passage, aujourd’hui lointain, au Québec dans le cadre de la coopération, m’avait permis de découvrir tout l’intérêt du bois dans l’art de construire. Il m’aura fallu patienter plus de 20 ans en France pour connaître les premières réalisations …et j’attends toujours la mise en œuvre de collectifs avec ce matériaux sur notre territoire. Mais c’est un autre sujet…
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12 mai 2009
Immobilier locatif : des zones de loyers pour les dispositifs Scellier, Borloo et Robien
Les nouvelles zones de loyers s'appliquant aux investissements locatifs Scellier, Borloo et Robien ont été publiées. Elles s'appliquent pour les opérations réalisées à compter du 4 mai.
L'arrêté dit de "zonage" pour les dispositifs d'investissements locatifs Scellier, Borloo et Robien a tardé a être publié. C’est acté . Très attendu, ce texte redéfinit le "zonage" applicable à ces différents dispositifs. Pour profiter des avantages fiscaux qui y sont attachés, les propriétaires doivent en effet s'engager à ce que le loyer pratiqué soit inférieur à un certain plafond, déterminé justement en fonction de la commune où se trouve le logement concerné par l'opération. Pour mémoire, chaque commune appartient à une zone (A, B ou C) qui, pour chacune, a un plafond de loyer différent, d'où l'enjeu pour les propriétaires investisseurs.
La zone C n'est pas éligible au dispositif Scellier
Un enjeu encore plus important pour le nouveau dispositif Scellier instauré depuis de 1er janvier 2009, puisque les logements situés dans les communes de la zone C ne sont plus du tout éligibles au dispositif SCELLIER, alors qu'ils le restent (mais pour un plafond de loyer beaucoup trop bas offrant peu de rentabilité), dans cadre des investissements Robien ou Borloo. Les Préfets devaient pouvoir intégrer une commune de la zone C au dispositif sur sollicitation des élus ; afin d’éviter de nouveaux arbitrages c’est refusé.
Un zonage applicable à partir du 4 mai 2009
Le nouveau zonage n'est pas rétroactif. Il s'applique à tous les logements acquis à compter du 4 mai pour le dispositif Scellier et pour tous les permis de construire déposés à compter du 4 mai pour les dispositifs Robien et Borloo. Attention donc au respect de ces diverses dates.
Éviter les abus
La redéfinition des différentes zones avait été décidée lors du Conseil de modernisation des politiques publiques du 4 avril 2008, présidé par le chef d'état. L'objectif était clair : il s'agissait de "recentrer les aides fiscales sur les zones où les besoins de logements étaient les plus importants", selon les coseillés de Mme BOUTIN. L'idée étant bien sûr de protéger les particuliers des arguments fallacieux des « conseillés en patrimoine » susceptible de faire investir là où l'état du marché locatif ne permet pas de louer des biens dans des conditions logiques et équilibrées d’offres et de demandes.
Certains investisseurs en Borloo ou Robien ont en effet fait la triste expérience de ne pouvoir louer le bien au montant locatif « suggéré » par leurs conseils, en raison d’une demande trop faible...
Attention. Il est recommandé de connaître précisément les valeurs locatives réelles du marché local ; « les plafonds » sont parfois trop élevés pour les demandeurs…qui ont aujourd’hui la possibilité de négocier leurs baux à la baisse.
Retrouvez dans Les Echos les plafonds de loyers applicables au dispositif Scellier et ceux applicables aux investissements Borloo et Robien et n'oubliez pas que les rentabilités attendues sur ce type d'investissement sont rarement supèrieures à 4%; au delà de ce chiffre vous avez interêt à regarder dans le moindre détail la proposition de votre interlocuteur.
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11 mai 2009
Un pont dans les Landes
A voir le nombre de véhicule en circulation sur nos principaux axes, nous sommes nombreux a avoir profité des opportunités que nous offre le calendrier. Pour ma part j’ai choisi les Landes. Une région que j’affectionne tout particulièrement pour son climat tempéré, ses longues plages de sable et son infrastructure golfique directement issue des largesses de F. Mitterrand grand amateur de cette région…et des greens locaux.
Mon parcours m’a permis d’apprécier des dégâts causés par la tempête KLAUS. L’actualité est ingrate ; elle informe de l’évènementiel et oublie les causes les plus profondes. La grippe porcine est déjà enterrée par la pilule amaigrissante ALI et l’oubli s’est très rapidement installé pour la filière sylvicultrice.
J’ai le sentiment que ce post aura peu d’impact. Cependant je ne peux pas passer sur ces terres Landaises sans avoir un profond sentiment de honte et de dégout à voir l’état d’abandon de ses forêts. Le pin pourri (il n’y a pas d’autre mot pour qualifier l’abandon du bois) sur la majorité des parcelles. Les aides apportées semblent trop peu mobilisatrices pour justifier d’une reprise à grande échelle des travaux en foret et les Landais, peu fortunés, semblent anéantis par la tâche et le coût des travaux.
Si le bois n’est pas d’une part stocké puis surtout exploité, les risques à venir sont supérieurs aux effets de la tempête. En premier lieu le risque d’incendie demeure très important. Avec les chaleurs de l’été le bois secs (et résineux) au sol devient un combustible particulièrement efficace. Il est temps d’agir.
Le pin maritime n’a pas que des qualités. Il existe des bois plus nobles et la transfor
mation actuelle est plus précisément tournée vers des utilisations mineures (palette de transport, charbon actif, contreplaqué, papier, carton, cellulose à usage sanitaire, panneaux de fibres et de particules…). Cependant les caractéristiques du pin en font, pour le bâtiment, une essence appréciée pour sa facilité de mise en œuvre. On la travaille facilement à la découpe, ses qualités de rabotage, de vissage n'entraînent pas de difficultés ; le pin est faiblement consommateur d'énergie et de main d'oeuvre. Ces facteurs concourent à en faire une essence économique quel que soit le système constructif : poteau poutre ou ossature, sont réalisables en Pin Maritime, et ce quelle que soit la construction (maison individuelle, bureau, bâtiment collectif...).
Il importe aujourd’hui de valoriser la construction en pins maritimes et développer rapidement des projets d’habitat faisant une large place à cette matière première. Il n’est pas nécessaire ici de vous rappeler les capacités techniques et esthétique en faveur du bois en général et du pin en particulier (voir les cabanes tchanquées du bassin d'arcachon). Je vous invite à découvrir cela par l’exemple : Maison à ossature bois : la construction en images
Le pire est de voir les attitudes des élus des principales cités locales. Quoi penser du maire de Dax ou de Mont de Marsan qui accepte de voir des marchés publics passer des offres d’achat de bois exotique pour l’aménagement de leurs bâtiments ou de leurs décors urbains négligeant ainsi de promouvoir la matière première locale ? (voir : Bois locaux et forêts tropicales)
Sur le plan national, avec le décès de F. Mitterrand la majorité des élus régionaux sont veufs du principal défenseur des causes Landaises. Ainsi lors de ses déplacements notre Président s’arrête à Bordeaux dernière terre locale avant la grande zone « rose » des Landes totalement négligée au sommet de l’état.
Heureusement, le ministère de l'Ecologie a décidé de soutenir la construction bois en créant un comité « chargé de réfléchir à des mesures incitatives ». Composé d'architectes, d'urbanistes, de fiscalistes et d'ingénieurs, ce comité a pour mission de réaliser un «plan de bataille» pour faire passer le pourcentage de construction en bois en France de 4 à 8% (c'est peu, encore trop peu). Il s’agit d’un projet général faiblement relayé localement.
Du côté du ministère du logement c’est le grand silence. A part un déplacement en 2007 pour visiter une usine de fabrication de maisons en bois Mme BOUTIN semble peu intéressée par ce sujet. A croire qu’elle n’a pas eu connaissance du Grenelle de l’environnement et du potentiel des forêts Landaises.Rien n'existe pour faciliter son développement. Tous les déposants d’un permis de construire d’une maison en bois sont là pour témoigner des difficultés rencontrées à obtenir les autorisations auprès des instructeurs (DDE en particulier).
Encore une fois, nos politiques oublient les capacités productives du pays. Le bois est une matière première naturelle abondante, disponible et peu coûteuse à la transformation. Il suffirait d’inciter un seuil de 20% de bois dans les projets constructifs à venir pour développer durablement cette filière dans diverses régions aujourd’hui économiquement fragiles.
Cet été pensez à ceux qui vivent toute l’année sur ces terres ; ils vous attendent et sauront vous faire apprécier la région qui, même abimée, reste un lieu magnifique de séjour et de balade.Et si vous avez un projet constructif pensez aux Landais et n'hésitez pas à utiliser le pin maritime car traité il est sans égal pour constituer un décor perenne de qualité pour un coût bien moins élevé que les bois exotiques d'importation.
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04 mai 2009
La grippe porcine : un contre feu facile !
L’on voudrait attirer notre regard sur autre chose que la crise que l’on ne ferait pas plus. Voilà que Roseline est sur tous les plateaux de télévision (dans ses célèbres tenues digne d’un défilé pour les ménagères de plus de 50 ans) pour nous asséner des recommandations apocalyptiques. Je ne vois que deux intérêts à tout ce cirque.
Le premier donner au plus grand nombre l’occasion d’oublier partiellement la crise et ceci grâce aux regards complaisants des journalistes qui ont trouvés avec ce sujet l'occasion de diversifier leurs titres. Le médical plait en règle générale et les pandémies sont autant d’occasion de nous rappeler que nous ne sommes pas immortels…
Le second est anecdotique. Avez-vous pensé à acheter votre boîte de Tamiflu ? Si vous n’en trouvez pas rabattez-vous sur l’action du fabricant. Ce dernier se frotte les mains. L'action du groupe pharmaceutique suisse Roche grimpe sous l'effet d'une hausse des ventes du médicament antiviral. Les Bourses européennes ont ouvert en baisse lundi dans un climat de tensions face aux risques, avec en particulier une chute des actions des compagnies aériennes et des groupes touristiques au seul profit de la santé et des principaux laboratoires.
Nous avons eu à connaître de la grippe aviaire qui a tué plus de 250 personnes, du SRAS qui a touché 8.000 personnes et fait plus de 800 morts dans le monde, dont près de 350 en Chine. Jamais nous n’avons connu un déploiement médiatique de cette ampleur en France. Nous comptons ici les cas sur les doigts de la main et nous pouvons constater que les symptômes sont rapidement anéantis grâce au traitement fournis.
Il serait temps de penser à autre chose de plus agréable comme par exemple aux ponts du mois de Mai… et au nombre de morts sur nos routes à cette occasion.
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