28 mars 2008
HQE (1)
Le premier argument est vieux comme le monde ; il traduit simplement la volonté universelle de faire demain mieux qu’hier.
Le second argument est réel. Cependant rien ne favorise ce transfert de charge entre le poste entretien au profit du poste investissement. Cependant les investisseurs ont quelques difficultés à augmenter leurs budgets au profit d’utilisateurs faiblement motivé dans l’entretien des logements. Par ailleurs, nous n’avons pas suffisamment de recul sur diverses techniques proposées. Il existe des solutions peu coûteuses en mise en œuvre et entretien de solution économique comme la récupération des eaux de pluies; il n’en est pas de même pour l’installation de capteur solaire eu autre éoliennes. Attendons-nous à des vieillissements accélérés notamment dans les installations collectives les coûts d’entretien auront été négligé.
Sur le troisième argument il importe d’apprécier le mitage de nos campagnes. En effet, aujourd’hui, avec la volonté de fournir un pavillon à 15€ par jour nous allons voir invariablement s’étendre nos deuxièmes et troisièmes couronnes urbaines. Toujours plus éloignés des bassins d’emploi ces logements HQE auront pour corollaire d’imposer des déplacements domicile-travail toujours plus nombreux.
Il serait plus judicieux de favoriser les constructions verticales (moins énergivores), de construire à toute proximité des bassins d’emplois et d’amplifier les transports en commun…Bref, au-delà des effets d’annonce il s’agit, encore une fois, de solution hasardeuse sans réelle réflexion .
15:50 Publié dans Développement durable et HQE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : habitat, économie, construire, bâtir, énergie nouvelle



