27 mai 2008
Tendance de l’immobilier, INFO ou INTOX ?
Le plus grave c’est le fond ; les acteurs sont nombreux dans le secteur de l’immobilier et il importait de préciser où sont plus précisément les défaillances (enregistrées sur l’exercice 2007 faut-il le rappeler).EULER note qu’il s’agit, pour l’essentiel, «de procédures collectives qui ont concerné des entreprises de moins de cinq ans d'ancienneté, et plus de la moitié des entreprises défaillantes qui n'employaient aucun salarié. La reprise de la sinistralité concerne essentiellement les micros entreprises (+7% pour les entreprises sans salarié), et plus particulièrement dans la construction et les services, secteurs où les petites entreprises souvent de création récente et sans salarié ont une forte représentation ».
Essayons d’être plus précis. S’agit-il de promoteurs ? Je ne le pense pas, la profession n’a pas enregistré de défaillance majeure en France. Les défaillances de promoteurs sont inhabituelles sur notre territoire il faut le souligner. Ce métier est tenu principalement par des sociétés structurées, la plupart avec une forte participation capitalistique des banques. Il faudrait plutôt se tourner vers les agents immobiliers et les artisans.
Pour les agents immobiliers nous venons de vivre plusieurs années où la fermeture d’une épicerie se faisait au profit de l’ouverture d’une agence immobilière. Souvent la disparition d’une agence est le fruit d’un savoir faire relatif voire incomplet de quelques aventuriers souvent passés du statut de VRP au statut d’ A.I. Généralement la fermeture d’une officine entraîne l’arrêt d’activité d’agents indépendants (inscrits au RC) qui lui sont rattachés. Le marché devenant plus rigoureux les rats quittent le navire. C‘est logique et plutôt sain. En effet, il ne s’agit plus de rentrer à n’importe quel prix des produits à la vente et d’avancer des qualificatifs d’un autre temps ; il importe de savoir négocier en amont pour avoir quelques espoirs de vendre à brèves échéances des produits au prix du marché, il importe également de savoir débattre de la qualité intrinsèque d’un bien, des potentiels réels de ce dernier…bref c’est un métier, un vrai. Nombreux amateurs l’apprennent à leurs dépens.
A cela s’ajoute la cohorte d’artisans qui très rapidement comprennent que la France n’est plus le pays de la création d’entreprise et du développement des structures salariés. Leur savoir faire les protège de toutes difficultés majeures et ce n’est, pour ces derniers, qu’une modification de statut social qui les pousse à fermer leurs activités. Rien ne vaut pour un ex artisan un poste de salarié sur 35/39 heures bien mieux rémunéré avec les conditions sociales attachées. Deux ou trois interventions mensuelles « occultes » permettant de mettre « du beurre dans les épinards », et, le tour est joué.
Bref, si je démonte cet article de Chalenges c’est qu’il participe, à peu de frais, au malaise actuel. La vérité est tout autre, j’y reviendrais dans le détail très prochainement car une stratégie des banques commence à se dessiner et il importe de la dévoiler au plus grand nombre. Pour rester synthétique admettons qu’il est terriblement délicat pour la profession d’écouler des produits de cette nature sans l’aide réelle et soutenue des banques au financement des ménages. Le principal problème est ici.
09:36 Publié dans Crack,Crunch,bulle et autres tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : défaillances, immobilier, agent immobilier, artisan, bâtiement, logement



