20 août 2009

Monsieur, je ne signerai pas cette pétition !

justice.jpgNon M. J.LOUIS BIANCO je ne me joindrais pas à vous pour appuyer la « défense » de votre protégé. La communauté des blogueurs est sollicitée pour faire corps avec M. Olivier BONNET journaliste de son état et qui se voit appeler à comparaître pour « injure publique à Magistrat ». Je n’aborde pas la conception judiciaire du dossier comme le fait avec talent Me EOLAS ici. Je reste sur un registre plus général en considérant que les propos tenus méritaient une appréciation étayée dans la forme et le fond.A mes yeux la défense est pleutre* dans son comportement; lorsqu’on tient des propos écrits l’on doit en assumer pleinement les risques. A fortiori lorsqu’on est détenteur d’une carte de presse.

Il ne s’agit pas de ma part de prise de position politique ; ce n’est pas un motif de refus lié à la couleur politique de ce journaliste ; c’est uniquement au seul motif qu’il importe de prendre conscience que toute attaque (surtout ciblée) doit être assumée. Comme le souligne Me EOLAS « La liberté ne veut pas dire l’irresponsabilité. Chacun doit pouvoir tenir les propos qu’il veut, la contrepartie étant de devoir en rendre compte quand ces propos sont fautifs aux yeux de la loi ».

La liberté d’opinion est globalement acquise dans ce pays ; elle est l’expression de notre démocratie. Utilisons là avec sérieux car elle le mérite.

Rappelons en dernier lieu que s’agissant d’une insulte (et non d’une diffamation) la sanction sur l'éventuelle reconnaissance du délit sera en tout état de cause limité. Quelques frais de comparution et de défense tout au plus…largement compensés par le buzz de cette affaire.


*Oui j’écris "pleutre" comme M. BONNET a écrit “coma professionnel avancé” pour qualifier le juge BOURAGUET dans son activité. La différence c’est que j’assume mes propos et rappelle ici la définition de pleutre dans le petit Robert : homme sans courage (syn. poltron, lâche).

05 mai 2008

France Inter et le Pass GRL

Je n’écoute pas France Inter car son ton éditorial me paraît très convenu et le buzz autour de la  publicité concernant le Pass GRL m’a totalement échappé. Pour en savoir plus : http://www.youtube.com/watch?v=knxgjrd9WwQ.

Cette chaîne de radio publique diffuse des spots publicitaires réglementés (en gros, ils doivent être d’intérêt public) que nous ne retrouvons que très rarement chez leurs confrères.
Passons sur la bêtise de certains, l’humour gras de quelques-uns pour dénoncer la comparaison d’un locataire a un prédateur et désapprouver le rapprochement d’ un locataire à un rongeur…même si dans cette famille nous retrouvons l’écureuil et ses légendaires noisettes. Les agences de publicités prouvent, s’il en était encore besoin, que la créativité est un art à manier avec précaution. La sensibilité des auditeurs de France Inter n’a pas tardé à se manifester faisant de l’annonceur Pass GRL et du média des êtres sans conscience et indignes d’antenne.

La rédaction a dans un message laconique indiqué l’arrêt de ce message, sans autre forme d’explication. Tout ceci aurait mérité débat ou droit de réponse. Ce ne sera apparemment pas le cas ; le courage des « directs à l’antenne » c’est ailleurs.

La forme était parfaitement discutable et je propose de porter un regard sur le fond.

La hantise des propriétaires bailleurs âgés (le propriétaire bailleurs est souvent âgé, pardonnez cette redondance) est l’impayé et les conséquences à en attendre. En effet ne pas percevoir de revenus sur un capital immobilisé est déjà délicat, surtout lorsqu’il s’agit d’un complément de retraite indispensable à son autonomie,  voir son capital immobilisé et éventuellement dégradé devient insupportable. Il existe plus de 50 000 logements vacants sur notre territoire en raison de l’appréciation des risques liés ; il importait de redonner à leurs propriétaires les légitimes garanties de paiement permettant de remettre cet existant sur le marché locatif. Le Pass GRL est une réponse (certes partielle) à cette situation. Issu des travaux de Mme BOUTIN et de son cabinet, il apporte aux petits propriétaires le complément de garantie que le locataire ne peut fournir ; par exemple, la mise en place d’une caution au vu d’un contrat en CDD permettant de  débloquer la décision d’un bailleur privé. Il permet également de couvrir les risques financiers d’une carence locative et d’un contentieux. Relativement simple et au coût raisonnable (prime d'assurances de 2,5% du loyer annuel chargé), il a pour but de renouer des relations de confiance dans le marché locatif.

Oublions rongeurs et prédateurs. Le but est simple et évident…et sa communication aurait du s’adresser prioritairement aux futurs locataires qui peuvent ainsi apporter des garanties réelles aux propriétaires lors de leurs recherches. http://www.grlgestion.fr/actions/page.php?id=6